Créées en 1991, mais entrées en vigueur au moment de la création des réserves naturelles de la Grande Cariçaie en 2001 (Vaud) et 2002 (Fribourg), les réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance internationale (OROEM) ont donné suite à l’adhésion de la Suisse en 1974 à la Convention de Ramsar. La Suisse a désigné 9 réserves OROEM dont 4 situées dans la Grande Cariçaie.
Les réserves OROEM ont pour objectif de créer des espaces exempts de dérangements pour permettre à des espèces rares et menacées d’oiseaux d’eau de nicher et d’élever leurs jeunes, d’effectuer leur changement de plumage (oiseaux primitifs, les canards perdent simultanément toutes leurs plumes de vol et se retrouvent donc dans l’incapacité de voler pendant quelques semaines) et de se reposer et de s’alimenter pendant la période hivernale.
Sur 50 espèces observées régulièrement dans la Grande Cariçaie, seule une dizaine s’approchent de l’homme. Il s’agit de la foulque macroule, du cygne tuberculé, de canards colverts domestiqués, et en hiver d’espèces sauvages plus craintives comme les fuligules, les nettes, les harles, ... En grands groupes hivernaux, ces dernières espèces retrouvent un comportement plus craintif et s’envolent rapidement en cas de dérangement. La plupart des espèces redeviennent également très craintives pendant les périodes de nidification et de changement du plumage en été. Les réserves OROEM visent donc surtout les espèces craintives, comme les fuligules, nettes et harles citées plus haut, avec les espèces de la famille des hérons, le grèbe castagneux, la gallinule poule-d’eau, etc (voir sur ce site les listes des espèces nicheuses et des espèces hivernantes).
Pour que les refuges lacustres jouent pleinement leur rôle pour les espèces craintives, différentes restrictions ont été introduites :
interdiction de chasse (valable dans toutes les réserves OROEM) sauf pour ce qui concerne la chasse de régulation du sanglier
interdiction de navigation et de baignade : les interdictions sont différenciées selon les secteurs, voir cartes des réserves.

Pour atteindre les objectifs cités plus haut, les réserves naturelles ont été marquées sur le terrain avec des lignes de bouées jaunes, avec des panneaux d’interdiction de navigation (rouges et blanc) et avec des petits panneaux verts (voir balisage des réserves naturelles). Les réserves sont surveillées par les corps de police du lac vaudois et fribourgeois et par le surveillant des réserves.
L’efficacité des refuges lacustres pour l’avifaune fait l’objet de recensements mensuels par des collaborateurs bénévoles. Les suivis ont montré une bonne efficacité des refuges lacustres, en ce qui concerne la diversité des espèces, l’évolution des populations et le succès de reproduction de ces dernières. Ces recensements sont ouverts au public : si vous voulez vous initier aux subtilités de l’identification des espèces et mieux connaître les modes de vie des oiseaux du lac et des marais, participez à l’un de ces recensements. Contactez Michel Antoniazza, coordinateur des recensements sur le lac de Neuchâtel. Au plaisir de vous rencontrer !
Lador marine Chevroux
Posidonie, école de plongée et permis bateau moteur/voile à Yverdon-les-Bains
Arrêt de la Cour constitutionnelle concernant la pratique du kite-surf
Saisie sur recours de la Kitesurfer Association, la Cour constitutionnelle du Canton de Vaud a rendu un arrêt le 7 avril 2009 concernant la pratique du kitesurf (planche tirée par un cerf-volant) dans le périmètre du Haut-Lac de Neuchâtel. Le document ci-dessous est l’arrêt publié par la Cour.
Journal des Grèves
JdG 66 | Une cohabitation nécessaire et possible
Refuges d’oiseaux d’eau de la Grande Cariçaie : principes, objectifs et surveillance (juillet 2007)
Rapport de suivi scientifique
Morard E. (2005). Refuges lacustres de la Rive sud du lac de Neuchâtel. Suivi 2002-2005. Rapport de synthèse. Grande Cariçaie, Groupe d’étude et de gestion, Yverdon-les-Bains. 65 p.