
Testé pendant une dizaine d’années dans la région de Font (FR), le décapage a montré son efficacité pour la restauration d’habitats aquatiques. La méthode consiste à prélever les horizons superficiels du sol, sur 20-30 cm, afin d’éliminer l’essentiel de l’humus en place et de recréer un plan d’eau. Ce dernier va alors être colonisé par différentes espèces de plantes et d’animaux, certaines très rares dans notre pays, puis se retransformer en roselière en 20 à 30 ans.
Le travail de décapage est réalisé grâce à une pelle mécanique sur chenilles larges, munie d’un godet ajouré pour éliminer un maximum d’eau des matériaux excavés. Ces derniers sont transportés hors du marais avec des engins de transport spéciaux, comme par exemple la faucheuse Elbotel, à laquelle on a enlevé le peigne de fauche, la botteleuse, les passerelles latérales, et à laquelle a été ajouté une benne de 10 m3.
Les matériaux sont ensuite laissés en dépôt pendant quelques mois pour les laisser perdre encore de leur eau excédentaire. Riches en matière organique, ils s’avèrent utilisables comme apport organique sur un champ cultivé. Ils sont également utilisés pour l’élaboration d’un terreau naturel composé de résidus de décapage et de paille des marais.
Utilisé désormais comme méthode de routine, les opérations de décapage sont conduites chaque années dans diverses réserves de la Grande Cariçaie.
Journal des Grèves
JdG 70 | Revitalisation des roselières atterries par décapage
Rapport du SESA
Rapport du Service des Eaux, Sols et Assainissement (SESA) sur les conditions d’épendage des matériaux issus du décapage
Reportage TV
Communiqué de presse
Dans ce site internet
Effets du décapage des roselières intérieures sur la végétation et les invertébrés