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La Grande Cariçaie
Semis de bourdaine (Frangula alnus) © Christophe Le Nédic
Milieux naturels
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Milieux naturels
La diversité et la surface des milieux naturels de la Grande Cariçaie en font un site unique en Suisse.

La Grande Cariçaie se compose de trois ceintures riveraines principales :

- La beine lacustre : la Rive sud est remarquable par l’étendue de ses zones littorales. Les zones de profondeur inférieure à 9 m couvrent à elles-seules 51.4 km2, soit 83.5% de la zone littorale du lac. Ces zones sont particulièrement bien développées d’Yverdon-les-Bains à Cudrefin (33.8 km2) et aux extrémités du lac (Haut-Lac 2.1 km2, Bas-Lac 7.8 km2). Facilement traversées par la lumière, elles sont le siège d’une activité biologique intense. De vastes herbiers de plantes aquatiques couvrent la beine. Ils abritent des élodées, des charas, des myriophylles, des renoncules aquatiques et des potamots, dont plusieurs espèces rares en Suisse comme les potamots helvétique et fluet ou les naïades, la petite et la marine. Une grande diversité d’insectes végétariens et quelques espèces carnivores se développent dans ces herbiers luxuriants, dont 1 m2 peut offrir jusqu’à 20 m2 de surface foliaire.

- Les marais non boisés : les marais apparaissent au premier regard comme une étendue monotone, d’où ne semblent émerger que des arbres isolés ou quelques bosquets. Ils comprennent cependant une grande diversité de groupements, s’ordonnant essentiellement en fonction du niveau de l’eau. Chaque fois que le niveau d’inondation moyen s’abaisse de 20 à 30 cm, une association végétale moins hygrophile apparaît : flore aquatique, roselière, prairie à grandes laiches, prairie à petites laiches et choin et enfin, ourlant la forêt riveraine, la prairie à molinie. Les roselières occupent 170 hectares, soit un cinquième de leur surface en Suisse. Riches en nourriture, elles représentent l’habitat privilégié des oiseaux palustres. Les prairies marécageuses occupent un peu moins de 400 hectares de rives. Le groupement dominant est la prairie à laiche élevée. Plus diversifiées dans leur composition et leur structure que les roselières, les prairies marécageuses abritent une faune et une flore spécialisées de milieux pionniers ou temporairement inondés.

- La forêt riveraine : Les forêts alluviales se composent de forêts mixtes, pinèdes, saulaies et aulnaies, localement converties en populicultures. Certaines formations recèlent une richesse biologique exceptionnelle. C’est notamment le cas des aulnaies noires, peuplements forestiers devenus rares en Suisse. La divversité des compositions et des structures, le relatif abandon de leur exploitation et enfin la proximité du lac confèrent aux forêts alluviales de la Rive sud une valeur élevée pour la faune.

A l’arrière de cet ensemble, une forêt de pente complète le paysage riverain vers l’amont et en assure la transition vers les zones agricoles. Cette forêt mésophile, hêtraie, chênaie ou frênaie, s’est développée sur la falaise en partie effondrée de l’ancien rivage du lac.

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